samedi 21 juin 2008

Prix du pétrole : crise d'approvisionement ou spéculation financière?

  • LE FAIT :

Ce vendredi, le Financial Times souligne que les raffineries sont prêtes à payer le brut plus cher que les organismes financiers, ce qui met en cause la thèse d'un prix du pétrole manipulé par les spéculateurs.

Toujours selon le Financial Times, le brut Saoudien lourd reste moins cher que les pétroles de meilleure qualité, comme celui du Nigeria par exemple.

  • LE COMMENTAIRE :

Le principe d'une hausse des prix basée sur le manque, au niveau industriel, de pétrole de qualité, rend inopérant aussi bien les démarchages du Président Bush vers les Séoudiens que les grandes manoeuvres du Congrès américain pour bloquer la spéculation, entre autres sur les marchés techniques Londoniens.

Bush et le Congrès agissent-ils délibérémént de manière inefficace pour donner le change aux électeurs? S'agit-il d'incompétence? Ou faut-il mettre en cause l'analyse du Financial Times?

Certaines sources non officielles aux Etats-Unis mettent en cause la dévaluation implicite du Dollar, et des autres devises des états producteurs et liées au dollar, du fait de l'utilisation de la planche à billets. En jeu, le mécanisme selon lequel la production de monnaie entraîne une perte de valeur implicite, vécue sous forme d'inflation. Le pétrole servirait de valeur-refuge pour les états en dévaluation.

Cette thèse est elle aussi incompatible avec l'idée d'une source industrielle, et non financière, de la crise pétrolière.

En effet, si le pétrole jouait le rôle de valeur refuge pour les spéculateurs dans les pays dont la monnaie est faible, c'est le pétrole financier qui serait plus cher que le pétrole industriel.

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